Bien préparer sa prise de son

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Une prise de son, que cela soit pour du bruitage ou une captation de voix lors d’un tournage, ne s’improvise pas. Cela demande même une certaine anticipation. Avoir tout le matériel utile avec soi pour la prise est une nécessité et demande de réunir certaines informations primordiales au bon déroulement du projet le Jour-J. Combien y’aura-t-il de sources à enregistrer ? Faudra-t-il un enregistrement en mono ou en stéréo ? Est-ce qu’il faudra enregistrer avec une perche ou via des micros cravate? Dans quel(s) lieu(x) se déroulera le tournage? Faudra-t-il être mobile ou la scène sera-t-elle filmée en plan fixe? Autant de questions à se poser pour préparer correctement sa session.

Chaque type de tournage demande d’apporter du matériel différent avec soi et il est important de consacrer un peu de temps en amont pour inventorier les éléments dont il y aura besoin. Les réponses à ces questions vous permettront de préparer correctement votre paquetage sans oublier quoi que ce soit, ni transporter de choses totalement superflues. Car quand on doit être très mobile, avoir un sac le plus léger possible est un plus.

 

Julien Matthey 5
Un paquetage type pour une grosse prise de son

 

Bien-sûr, posséder du matériel professionnel nécessite un certain investissement monétaire et il est difficile de réunir tous les éléments dont je vais parler dans cet article au tout début de son activité. Ma propre configuration s’est faite avec le temps, en ajoutant chaque année des éléments pour répondre à plus de besoins et me permettre d’honorer des mandats de plus en plus importants. Plus on avance dans le métier et plus il devient nécessaire de posséder une gamme de matériel large pour répondre à un maximum de demandes de la part des clients. Il est parfois difficile de se fournir en nouveau matériel rapidement quand on est appelé quelques jours avant un tournage. Il vaut ainsi mieux faire preuve de prévoyance et s’équiper en amont. Mais tout cela évidemment, sans dépenser les yeux fermés. Chacun des mes appareils, micros ou ustensiles n’ont pas été achetés au hasard mais après mûre réflexion en me demandant toujours « quel est la valeur ajoutée de ce produit par rapport à ma configuration de prise de son actuelle? ». Le sort a montré que mes choix se sont toujours avérés fructueux. Quoiqu’il en soit, j’espère que cet article vous permettra non seulement de vous préparer correctement à une prise de son, mais aussi à vous équiper avec le matériel adéquat.

J’ai ainsi réuni dans cet article une liste « pense-bête » des éléments à ne pas oublier lors de la préparation de son matériel pour diverses situations. Tout ceci, basé sur mes propres expériences de prise de son pour du bruitage ou pour des productions audiovisuelles (interviews, corporate, publicité, court-métrages) ainsi que sur ma propre configuration.


L’enregistreur

L’enregistreur est certainement l’un des éléments les plus important de sa configuration. Chaque modèle a ses qualités et ses défauts, mais il en existe toujours un qui sera parfaitement adapté à une utilisation en particulier. C’est pourquoi j’ai choisi au fil du temps de m’équiper avec divers modèles que vous pourrez découvrir dans cet article. Chacun d’eux m’est utile en solo ou accompagné des autres.

Avant toute chose, pour bien se préparer, il est important de savoir le nombre de pistes qu’il y aura à enregistrer simultanément lors de la prise de son. Nombre de tournages ne requièrent pas plus d’une ou deux pistes (généralement une perche ou un ou deux micros cravate). C’est le cas de la plupart des interviews ou court-métrages « simples ». Il peut toutefois arriver d’avoir besoin de 4 ou 8 pistes pour certaines prises de son, ce qui nécessite un enregistreur pouvant supporter autant de sources sonores en entrées. Il est parfois nécessaire aussi de devoir récupérer la sortie d’une table de mixage diffusant musique et micros de discours lors d’un évènement, tout en prenant une ambiance stéréo de la foule et encore recueillir des témoignages à la perche à côté. Avoir donc plusieurs enregistreurs est un vrai plus, puisque cela permet de choisir celui qui sera le plus adapté à la tâche ou d’en utiliser plusieurs à la fois, placés parfois en des endroits différents. Certains peuvent même être déclenchés via des timers ou, à distance, avec des télécommandes (parfois via un appareil iOS), ce qui donne la liberté de pouvoir gérer plusieurs enregistrements tout seul, tel un véritable homme orchestre. Avec ma configuration, je peux ainsi gérer 18 pistes à l’aide de mes 4 enregistreurs.


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Télécommande pour Zoom F8 via une app iOs

Suivant les situations, certains modèles sont plus pratique et ergonomiques que d’autres pour diverses raisons. Voici quelques points à prendre en compte.

La vitesse de démarrage
Certains enregistreurs s’allument rapidement et sont prêts à l’emploi en quelques secondes, ce qui s’avère très pratique quand il s’agit d’enregistrer quelque chose à la volée sans avoir eu le temps de se préparer. Cela arrive régulièrement sur certains tournages ou reportages journalistique très mobiles où il s’agit de recueillir des instants à chaud sans possibilité de refaire une prise comme cela pourrait être le cas sur une fiction. Ainsi, par exemple, le Zoom H4n prend une éternité à s’allumer et ne permet pas d’être extrêmement réactif alors que les Sound Devices 702T ou le Sony PCM-D100 sont très rapides au démarrage.

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Zoom H4n                                                                       Sony PCM-D100 et sa télécommande


L’autonomie

La longévité des batteries peut vite différer d’un appareil à l’autre, certains enregistreurs ne fonctionnant que sur simples piles AA. C’est le cas de la plupart des modèles ultra-portables notamment, comme les séries Zoom, Sony, Tascam, etc.. Le Sony PCM-D100 possède une autonomie impressionnante et permet d’enregistrer pendant plusieurs heures de belles ambiances stéréo en très haute qualité. D’autres enregistreurs plus « gros » (8 pistes), utilisable sur piles également, comme le Zoom F8 , requièrent généralement une batterie externe supplémentaire pour assurer une durée d’utilisation décente. Enfin, les modèles fonctionnant sur batterie à Lithium comme le Sound Devices 702T permettent de longues plages d’enregistrement sans devoir changer de batterie. Bien souvent une batterie au lithium type Sony NP-F970 suffit pour une longue journée de tournage.

A noter que lorsque l’on enclenche l’alimentation fantôme 48V (servant à alimenter un microphone à condensateur) sur le Zoom H4n, celle-ci fait drastiquement diminuer son autonomie, ses deux piles ne fournissant pas assez d’énergie pour cela. Ce modèle n’est donc pas vraiment adapté à une prise de son à la perche. Je l’utilise alors plutôt comme enregistreur 2 pistes pour récupérer la sortie d’une table de mixage lors d’un évènement. Il peut ainsi tourner pendant des heures.

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Sound Devices 702                                                                                           Zoom F8

Le nombre de pistes
Comme énoncé en début d’article, la demande en nombre de pistes nécessaires peut différer d’un tournage à l’autre, mais très souvent il n’excède pas le nombre de deux. Un enregistreur type Sound Devices 702T répond donc à la majorité des demandes que l’on peut avoir sur un petit tournage ou des prises de sons de bruitages. A noter que depuis peu, la marque a sorti plusieurs nouveaux modèles nommés Mix-Pre, plus compacts et moins chers. Beaucoup de personnes utilisent aussi un enregistreur type Zoom H4n, H5 ou H6 permettant d’enregistrer entre 4 et 6 pistes simultanément.
Lorsqu’il y a besoin de plus de 2 pistes sur un même enregistreur, opter directement pour un modèle 8 pistes permet d’avoir généralement de la marge. J’utilise pour cela un Zoom F8, qui a l’avantage d’être compact, peu onéreux et de plutôt bonne facture. Il existe évidemment de nombreux autres modèles chez Sound Devices, Sonosax, Zaxcom ou Nagra pour ne citer qu’eux. Je vous recommande donc de faire une recherche poussée sur ce sujet avant de vous lancer dans l’achat d’un modèle.


Les microphones et suspensions
Avant toute prise de son ou tournage, il est important de se renseigner sur le lieu et les conditions météorologiques prévues. Est-ce que la prise se déroulera en intérieur ou en extérieur ? Y’aura-t-il du vent, de la pluie, voire même une tempête ? Faudra-t-il enregistrer des dialogues, des bruitages ou ambiances? Ainsi, suivant le type d’enregistrement à effectuer, le choix du micro, du nombre des pistes qu’il pourra capter simultanément (mono/stéréo/binaural ou 5.1), ainsi que de sa suspension pourra s’avérer différent.

Commençons par parler des suspensions. De façon à pouvoir être maniés facilement, les micros doivent être contenus dans une structure (nommée windshield, ou blimp selon le constructeur), qui contient une suspension amortissante, permettant d’isoler le microphone des mouvements lorsqu’il est manipulé, que ce soit à la main ou au bout d’une perche. En effet, tenir un microphone à la main engendre des bruits de manipulations (c’est le gros problème des enregistreurs portables notamment). Le grillage plastique autour permet de minimiser les effets du vents engendré par les déplacements, notamment lorsqu’il s’agit de bouger rapidement avec la perche. Autour de la structure, il est également possible d’ajouter une bonnette constitué de poils synthétiques (nommée deadcat ou windjammer en anglais). Celle-ci permet d’atténuer complètement les rafales de vent qui pourraient venir frapper la structure autour du micro. Utilisation fortement recommandée voire indispensable en extérieur.

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                                             Rycote Windshield Kit 2                                                                                      Røde Blimp et ses accessoires

 

Le choix de la suspension se fera en fonction de la taille du micro qu’il contient. En effet il est préférable d’opter pour un petit modèle type Rycote Windshield Kit 2 pour un micro court type Sennheiser MKH 50, alors que le Rycote Windshield Kit 4 ou le Røde Blimp seront parfaits pour un Rode NTG3 ou un Sennheiser MKH 418-S. Bien choisir la taille de la suspension permettra non seulement de voyager le plus compact possible et de vous approcher au plus près du bord du cadre de l’image avec le bout de votre micro. En effet, utiliser un micro de petite taille dans une suspension allongée engendre un espace inutile entre le bout de la capsule et le bord de la suspension. Ce seront alors peut-être 10cm qui seront perdus entre le bout du micro et la source sonore.

Pour les conditions climatique plus extrêmes, il existe également une bonnette spéciale nommée Rainman (par Remote Audio) qui isole la structure de l’humidité et empêche les gouttes de venir taper directement dessus, ce qui engendrerait des « plocs » susceptibles de ruiner la prise audio. Elle aussi l’avantage d’absorber le bruit des gouttes qui s’enfoncent sans venir rebondir dessus (autre source de « plocs » potentiels) mais aussi de pouvoir être essorée facilement. Enfin, pour les situations de très forts vents, il existe des modèles plus imposants comme le Rycote Cyclone, dont la structure en 3D-Tex® permet de supporter de belles bourrasques. Lorsque qu’on lui ajoute encore un windjammer par-dessus, il est en mesure d’atténuer encore de 60dB le bruit du vent sur le micro. A tester dans une tempête!

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Remote Audio Rainman                                                                                     Rycote Cyclone Large

Les conditions d’enregistrement en intérieur et extérieur sont bien différentes. Nous vivons dans un monde très bruyant, l’extérieur génère donc souvent beaucoup de bruit (voitures, avions, chantiers, etc.). De son côté bien que l’intérieur soit souvent plus calme, il fait intervenir un autre problème potentiel, celui de l’acoustique. Les lieux fermés créent ainsi des résonances et réverbérations que l’on ne retrouve pas (ou très rarement) en extérieur. C’est pourquoi ce ne seront pas les mêmes microphones qui seront utilisé pour l’une ou l’autre des applications. Il est donc utile d’avoir avec soi un pour l’extérieur (j’utilise pour ma part le Rode NTG3), et un autre pour l’intérieur, (j’utilise ici le Sennheiser MKH 50). Tout deux permettront aussi bien d’enregistrer des dialogues, des bruitages isolés ainsi que d’éventuels sons d’ambiance de renfort en mono (de nombreuses pistes d’ambiances sur des productions audiovisuelles non cinématographiques sont encore en mono).

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Røde NTG-3 (shotgun)                                                                                    Sennheiser MKH 50 (cardioïde)

Le Rode NTG3, dit micro canon ou shotgun en anglais, est extrêmement directif et permet de généralement bien isoler la source des sources de bruit environnantes. Cela donne par exemple la possibilité d’isoler la voix d’un comédien du bruit d’une circulation proche. Mais attention, il faut garder en tête que même le plus directif des microphones ne sera pas en mesure de masquer complètement un bruit très fort dans les environs (il faudra idéalement trouver un angle de captation ou lieu plus adéquat). Le Sennheiser MKH 50 , moins directif, isole moins des perturbations sonores extérieures mais permet d’enregistrer avec un angle de captation plus large. Le sujet sortira ainsi moins vite de l’angle de captation du microphone et il sera plus aisé d’enregistrer plusieurs personnes proches à la fois via ce biais-là. Il a aussi l’avantage d’avoir un son plus propre et naturel en intérieur que le micro canon qui lui, avec son tube à interférence, réagit assez mal aux diverses réverbérations et a tendance à colorer les sources sonores hors de son axe de prise de son.

Lorsqu’il est nécessaire d’enregistrer des ambiances, le choix du micro sera bien différent puisqu’il faudra généralement capter une ambiance en stéréo (voire même en binaural ou 5.1 pour des applications spéciales ou cinématographiques). Comme dit précédemment, l’enregistreur portable Sony PCM-D100 et son microphone intégré, est le compagnon parfait pour enregistrer de longues ambiances stéréo de qualité. Bien que le Zoom H4n permette le même type de prise de son, la qualité de ses micro est moins bonne. La bonnette anti-vent fournie avec le package est également de moins bonne facture que celle de l’enregistreur Sony. Je ne l’utilise donc plus que pour le connecter en sortie de table de mixage sur un évènement. Il peut toutefois servir de second enregistreur stéréo de secours s’il me faut capter plusieurs ambiances ou angles à la fois.

Prise de son extérieur

Zoom H4n sur son tripod                                                                                Røde Blimp sur pied de micro

Bien que ces enregistreurs portables soient légers, compacts et ne nécessitent pas d’alimentation fantôme externe, ils possèdent leurs limites. En effet, même équipés de bonnettes anti-vent et posés sur pied, ils sont incapable de supporter de grandes bourrasques sans détérioration du signal. Il est donc intéressant d’opter ici pour des microphones inclus dans une des suspensions citées précédemment. Celles-ci résistent beaucoup mieux aux forts vents, mais également grâce à leurs structures amortissantes, aux divers chocs sur le sol pouvant provenir des alentours proches. Ceux-ci sont susceptible de générer une vibration sur le support, qui se répercutera sur le micro (et sur le signal audio) si celui-ci n’est pas isolé. Mon choix s’est porté sur deux microphones au technologies différentes. Le premier, le Rode NT4 offre une stéréo en couple XY. Celui-ci est composé de 2 capsules cardioïdes placées à 90° l’une de l’autre. Le second, le Sennheiser MKH 418-S dont la morphologie rappelle le micro canon, offre une stéréo MS. Ce second type de stéréo est composé d’un micro supercardioïde (M) pour le centre et d’un micro bidirectionnel (S) pour les côtés. Il possède l’avantage d’être mono compatible, mais aussi de pouvoir conserver la liberté de choisir la largeur de la stéréo en post-production. Au contraire de la stéréo XY, un matriçage spécial sera nécessaire lors de la prise ou en post-production pour restituer correctement les signaux des 2 capsules M et S. A noter qu’il faut également un câble spécial pour pouvoir brancher un microphone stéréo. Il s’agit ici d’un câble XLR 5pin sur le microphone relié à deux XLR mono qui seront directement branchés à l’enregistreur.

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Rode NT4 (couple XY)                                                                                       Sennheiser MKH 418-S (couple MS)

 

Les micros cravate (ou Lavaliers)
Il existe de nombreux modèles de micros cravate, que ce soit en terme de capsule (le microphone en lui-même) ou en terme d’émetteurs-récepteurs (transmission du signal audio sans-fil). Suivant l’emplacement du micro à prévoir (apparent ou dissimulé sous les vêtements), le choix du modèle pourra varier, certains étant plus petits et faciles à cacher que d’autres, et certains étant plus directifs que d’autres (le Sanken COS-11D permet ainsi de pointer plus facilement la bouche que certains autres modèles).

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Sanken COS-11D et ses coloris                                                            Le VT500 et ses accessoires

 

J’ai ainsi différents modèles, de différentes tailles et formes tels que le Voice Technologies VT500, le Sanken COS-11D, le Sennheiser ME2 et le Røde PinMic ainsi que des systèmes d’attaches et bonnettes anti-vent pour chacun d’entre eux.

Bien que les micro cravate puissent être connectés en filaire via un adaptateur type Sennheiser MZA 900P, ils sont dans la majorité des cas relié à un émetteur sans fil (nommé communément HF) pour que l’intervenant ou comédien puisse se déplacer ou jouer sans aucune restriction de mouvement. Parmi les systèmes HF complets les plus courants, on trouve le Sennheiser EW112-P G3 qui équipe la majorités des boîtes de production audiovisuelles. On rencontrera toutefois plus souvent des modèles comme les Lectrosonics dans les milieux pro, notamment le cinéma ou les shows TV. Certains des modèles sont plus sujets à des interférences ou décrochages de liaison que d’autres. Ainsi, bon nombre perdent leur connexion à une distance de 50 à 100 mètres, surtout s’il y a des murs sur le chemin. Pour remédier à cela, il existe des antennes relai permettant d’amplifier le signal (à prévoir pour les tournages ou la source sonore sera très éloignée du récepteur).

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Système HF Sennheiser (avec capsule micro)                                              Système HF Lectrosonics (sans capsule micro)

 

De nombreuses interviews se font avec un micro cravate apparent, la manipulation est donc très simple puisqu’il s’agit de placer le micro à peu près où l’on veut (généralement entre la poitrine et la base du cou) sans se soucier de devoir le rendre particulièrement discret. Quand il s’agit de devoir le cacher, cela devient plus compliqué et demande un peu de matériel supplémentaire. Le principe est de pouvoir fixer le dispositif sur l’interlocuteur pour pouvoir capter un son proche, sans que celui-ci soit apparent. La grande complication vient du fait qu’il est plus difficile d’obtenir de cette façon un son clair (les fréquences aigües étant filtrées par les vêtements), mais surtout du fait que les vêtements de la personne enregistrée peuvent générer des frottements contre la capsule du micro. Il faut alors faire usage de divers accessoires tels que des petites « cages » en caoutchouc, plastique ou métal ou divers types d’adhésifs qui permettent d’isoler le contact entre le micro et les vêtements. (c.f  Outils divers)

 

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Divers accessoires pour une utilisation de micro cravate sous les vêtements

                          Voice Technologies VT500                                           Sanken COS-11D                                                     Sennheiser ME2

 

Perches et pieds
L’un des principaux objet du preneur de son est la perche. Celle-ci permet de capter un dialogue au loin sans se retrouver dans le champ de la caméra. Lorsque l’on manipule régulièrement une perche, il est important d’en choisir une qui sera facile à manier, légère (fibre de carbone), et rapide d’utilisation. Mon meilleur investissement fut une perche K-Tek K123CCR avec câble torsadé intégré à l’intérieur. Un bijou. En quelques secondes, il est possible de la déployer sur 4m sans devoir se soucier d’y fixer un câble enroulé autour de celle-ci. Additionné avec une suspension discrète et légère, cela permet de suivre une action au plus prêt, en mouvement et sans bruit. Cet objet est toujours dans mon sac avec moi.

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K-Tek K123CCR                                                                            Rode Boompole

 

L’autre support fondamental à avoir à disposition c’est le pied de micro, comme ceux que l’on peut voir sur scène lors d’un concert. Avoir un micro posé sur un support comme celui-ci permet d’enregistrer une ambiance fixe en stéréo, binaural ou surround pendant plusieurs dizaines de minutes sans bruit de manipulation. En effet, il n’est pas évident de rester dans une telle position sans bouger pendant de longues minutes lorsque l’on effectue ce type d’enregistrement à la main. Pour les enregistreurs portables il existe de petits support comme le Pixi Tripod. On prendra ensuite soin de laisser le matériel sur place et de se déplacer de plusieurs dizaines de mètres pour éviter de générer du bruit avec son corps.

Il existe également d’autres types de pieds, les C-Stand, qui permettent de soutenir une perche pour de longues prises fixes. En effet pour des interviews notamment, il n’est pas nécessaire de systématiquement percher à la main. L’utilisation d’un pied métallique type Muraro MU210SCP + Manfrotto D100 + Neewer Boompole Support Holder sera alors tout indiqué. Dans ce cas, il n’est pas particulièrement utile d’avoir une perche avec câble rétractable vu qu’elle ne changera normalement pas de longueur pendant toute la durée de l’enregistrement. J’utilise alors parfois ici ma toute première perche (plus lourde car en aluminium et sans câble inclus à l’intérieur) Røde Boompole.

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Perche K-Tek K123CCR et microphone sur pied Muraro MU210SCP
(Interview Studio Meublé pour le Royaume du Web)

 

Les batteries
Le nombre et la capacité des batteries que vous embarquerez avec vous déterminera la durée d’enregistrement que vous pourrez effectuer. Il est évidemment impensable d’être à court de batterie en cours de prise de son, sous peine de faire capoter le tournage et perdre un temps considérable. Certains appareils consomment plus que d’autres et certaines conditions météorologiques sont plus gourmandes en énergie que d’autres (comme les températures très chaudes ou très fraîches). Ainsi, il m’est arrivé qu’une batterie pourtant puissante et pleine se décharge en quelques secondes lors d’un tournage à -10°C et que je doive immédiatement la changer après une courte scène. La batterie de secours fut donc salvatrice.

En terme d’autonomie, ma préférence actuelle se porte sur mon enregistreur Sound Devices 702T (un enregistreur 2 pistes), équipé d’une batterie au lithium type Sony NP-F970, qui supporte facilement d’être allumé pendant 6 à 8 heures, sans devoir changer de batterie, même s’il fournit une alimentation 48V sur les micros en permanence.

Beaucoup d’enregistreurs sont alimentés via de simple piles AA. Avoir un grand stock de batteries de ce type permettra ainsi d’assurer une autonomie décente. Ce sont également celles qui sont utilisées pour les émetteurs-récepteurs HF (nécessitant 1 à 2 piles chacun suivant les modèles). Il n’est donc pas rare d’utiliser une dizaine de piles lors d’un seul tournage. Actuellement tout magasin d’électronique propose régulièrement des packs de 18 ou 24 piles à des prix préférentiels. Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas faire le plein et avoir une réserve qui permettra d’enregistrer pendant plusieurs jours. Il est parfois possible de tourner une journée complète avec des batteries pleines, mais encore une fois, prévoir un peu de marge n’est pas un luxe, surtout si l’on doit alimenter plusieurs appareils.

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Pack 24 piles Energizer

Certains modèles d’enregistreur alimentés par piles, comme le Zoom F8, perdent rapidement leur énergie si l’on n’utilise pas une batterie externe en renfort. Choisir une batterie type Westiti LT20.01 permet d’assurer ainsi une durée d’enregistrement décente (et permet également de recharger son smartphone). Quoiqu’il en soit, il est toujours important d’emporter un bon stock de batterie pour subvenir à tous les besoins et imprévus. Et pour les tournages dépassant une journée, il sera nécessaire de prendre les câbles permettant de recharger les batteries sur le secteur pendant la nuit.

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Batterie au Lithium Sony NP-F970                                                                            Powerbank Westiti LT20.01

Voici un test d’autonomie effectué avec plusieurs modèles d’enregistreurs portables. Vous pourrez constater que Sony PCM-D100 tient le haut de la liste :
http://www.wingfieldaudio.com/portable-recorder-battery-life.html


L’espace de stockage
Comme pour les batteries, l’espace de stockage déterminera aussi la durée d’enregistrement que vous pourrez effectuer. Il est également impensable de se retrouver à court de stockage en court de prise de son.  Au prix actuel de la mémoire, que ce soit sur carte Compact Flash ou SD (la norme actuelle pour une majorité d’appareils audio), il est inutile de lésiner là-dessus. Dans le doute, appeler le réalisateur avant le tournage pour lui demander une estimation de la durée d’enregistrement nécessaire. Privilégier des cartes avec un espace disque élevé (16 Go minimum) permet d’enregistrer de longues heures en haute qualité sans souci de place. Voici un tableau donnant une idée de la taille que peut représenter un enregistrement en fonction de la qualité choisie. Inutile de préciser que le mp3 est à proscrire absolument.

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Taille de fichiers en fonction du format, de la fréquence d’échantillonnage et du débit choisi

Dans la majorité des cas, les fichiers du tournage sont envoyé après retour chez soi, via un lien Wetransfer. Mais parfois il peut arriver que l’on doive remettre les données immédiatement après le tournage. Il est donc recommandé d’avoir avec soi un lecteur multicarte reliable en USB à un ordinateur.


Lecteur USB multicartes

 

Les câbles et adaptateurs
Quels sont les branchements dont vous aurez besoin ? Faudra-t-il relier la sortie de son enregistreur à la caméra? Si oui avec quel connectique? Quelle longueur faudra-t-il prévoir ? Tant de questions qui permettront de se préparer au mieux pour le tournage. Il est nécessaire de savoir avec précision les câbles dont il y aura besoin lors de la prise de son ou du tournage. Il est impensable de ne pas avoir le câble nécessaire, de manquer de longueur ou de ne pas pouvoir se brancher sur une entrée ou sortie audio par manque de connectique adéquate. Il est ainsi primordial de pouvoir se brancher à tous les connecteurs principaux tels que XLR, Mini XLR, Jack ou encore Mini Jack. Croyez-moi, si vous vous retrouvez sur un tournage et que l’on vous demande de vous relier à la caméra et que vous ne possédez pas le câble adéquat, vous vous sentez très mal car vous devez pouvoir être en mesure de répondre à la moindre demande. En général on ne fait pas l’erreur deux fois. Il est donc toujours préférable de prévoir avec soit un certain nombre de câbles, avec toujours au moins un câble XLR supplémentaire au cas où l’un viendrait à être défectueux.

Parmi les câbles spéciaux que j’emporte avec moi, j’affectionne tout particulièrement le câble XLR torsadé que je branche entre la sortie de ma perche et l’entrée de mon enregistreur. Celui-ci me permet de prendre peu de place dans mon sac tout en étant extensible. Il est ainsi beaucoup plus pratique, lors de la prise de son, de le laisser pendre sur le bord de son sac plutôt que d’y avoir un câble normal qui risquera de trainer par terre ou qu’il faudra dérouler et enrouler sans fin suivant la longueur nécessaire.

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Câble XLR-XLR torsadé Neutrik

 

Il m’arrive parfois de devoir récupérer le son diffusé lors d’un concert, d’une conférence ou d’une pièce de théâtre. Pour ce faire, la meilleure méthode consiste à récupérer le mix stéréo effectué par l’ingénieur du son sur sa table de mixage en régie (à contacter idéalement au préalable avant le tournage pour s’éviter tout stress ou mauvaise surprise). Pour parer à toute éventualité, je prends toujours avec moi des câbles XLR ainsi que jack-cinch (avec 2 adaptateurs cinch-jack si l’ensemble des branchements se fait en jack). Je suis ainsi en mesure de pouvoir brancher 3 types de connectiques différentes à l’entrée combo XLR/Jack de mon enregistreur. J’emmène également avec moi divers types d’adaptateurs me permettant de connecter tout type de Jack (mâle-femelle / 3.5mm- 6.35 mm) ou XLR (mâle-femelle) entre eux. Cela peut dépanner dans bien des situations. J’utilise généralement le Zoom H4n, mon enregistreur le plus basique, qui suffit pourtant amplement pour ce type d’opération. Je garde ainsi le Sound Devices 702T pour pouvoir percher en même temps si besoin ainsi que le Sony PCM-D100 posé sur un pied pour pouvoir enregistrer par exemple l’ambiance (foule notamment) du lieu où se trouve la représentation ou le discours.

Il est plutôt courant que la production demande à récupérer dans la caméra le son enregistré par le preneur de son, comme son de référence pour le montage. Sur un plateau de tournage fixe type interview, l’utilisation d’un câble relié entre la sortie de l’enregistreur et l’entrée audio de la caméra fait parfaitement l’affaire. Mais il est aussi possible d’opérer à un branchement sans-fil. Celui-ci demande plus de matériel que de simples câbles, mais s’avère très pratique lorsque le tournage demande des déplacements de l’équipe technique en cours de prise. Il évite de devoir suivre la caméra dans ses déplacements avec des câbles qu’il faudra surveiller pour, soit ne pas se prendre les pieds dedans, soit risquer de se retrouver trop court et exercer une tension entre l’enregistreur et la caméra, risquant de faire chuter cette dernière ou casser les connecteurs. Cela permet également, si l’on manipule la perche en même temps, de se concentrer pleinement sur la manipulation de celle-ci. Pour réaliser ce branchement, j’utilise un émetteur sans fil Sennheiser EW112-P G3 que je connecte à la sortie de mon enregistreur. Le récepteur se branchera lui directement sur la caméra, comme pour tout interview avec un micro cravate.


Les outils divers

Un sac de prise de son devrait comporter une partie ou tous les éléments cités précédemment (dépendamment des nécessités du tournage). Toutefois, il y a de nombreux autres éléments qui sont parfois moins connus et qui peuvent s’avérer très utiles suivant les situations.

  • le beltpack
    Suivant les situations, il n’est pas possible de fixer l’émetteur du micro cravate sur la personne qu’il faudra enregistrer. L’utilisation d’un Beltpack est alors la meilleure solution. C’est une sorte de ceinture, couleur peau (fixable sur la poitrine, le ventre ou une cheville), comprenant une poche dans lequel il est possible de glisser l’émetteur. Très pratique si l’interlocuteur ne possède pas de poche ou de ceinture (une robe par exemple). Il en existe plusieurs modèles mais les plus utilisés proviennent de chez URSA StrapsNeopax-Transmitter-Belt-(Waist)-std[1]_resize x-Waist-Beige-BP-Rear-2_resize copy

 

  • fixations pour micro cravate
    Pour installer la capsule du micro-cravate sur la personne interviewée il est nécessaire d’avoir une fixation. Il en existe de nombreux types : pince crocodile, body mount, cage, dracula mount, bouton pression, etc. De nombreux sets de micro-cravate sont fournis avec une petite boîte contenant tous ces petits éléments. Toutefois il est parfois nécessaire d’en acheter des supplémentaires car elles ne sont pas toutes fournies dans le pack d’origine.
  • scotch pour la peau
    Il est parfois nécessaire de littéralement scotcher des choses sur la peau d’un comédien, sous ses vêtements. C’est le cas notamment de la capsule du micro cravate ainsi que sa fixation (type body mount ou cage). L’utilisation d’un scotch hypoallergénique 3M Micropore, spécialement pour la peau et facilement trouvable en pharmacie est idéale pour cela. Il permet également de scotcher sur la peau l’excèdent de câble du micro cravate qu’il faut cacher également.

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    Scotch 3M Micropore Hypoallergénique                                                                            Gaffer

     

  • scotch isolant pour électricien / gaffer
    Le scotch isolant pour électricien et le gaffer permettent de fixer énormément de choses. Le gaffer est très pratique pour divers types d’utilisations : fixer un câble au sol pour éviter qu’il ne soit déplacé lorsque l’on marche dessus, fixer un câble sur un vêtement, etc. Il est également très facile à découper à la main et ne laisse que peu de résidu après l’avoir décollé.
  • bonnettes anti-vent pour micro cravate
    Le vent est l’ennemi de la prise de son. Il est donc nécessaire de pouvoir isoler autant que possible le micro de celui-ci. Chaque micro ayant une forme différente, il existe donc généralement une bonnette par micro (fournie à l’achat). Les micros cravate ne sont pas en reste et demandent également des protections contre le vent. Des bonnettes basiques sont fournies avec les microphones mais il est parfois nécessaire de se tourner vers des modèles standards (utilisables avec plusieurs types de capsules de micros cravate) de type Rycote.

 

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Rycote deadcat pour micros cravate

 

  • Moleskine
    Lorsqu’il est nécessaire de dissimuler un micro cravate sous les vêtements mais que la capsule de celui-ci ne comporte pas de protection type cage ou body mount, l’utilisation de Moleskine, enroulé autour du micro, permet d’isoler celui-ci du frottement causé par le tissu des vêtements.  Le Moleskine se trouve en pharmacie sous la marque Dr. Scholls (il s’agit en fait d’une sorte de sparadrap pour les pieds). Penser à avoir un ciseau avec soit pour pouvoir le découper facilement.

Micro Moleskine_resizeCapsule Sanken COS-11D enveloppée dans un Moleskine

 

  • Rycote Undercovers & Overcovers
    La marque de suspension et protection anti-vent Rycote propose de petits autocollants double-face (les stickies) très adhérents aux vêtements, au plastique ou à la peau et ne laissant aucun résidus lorsqu’ils sont décollés. Il sont utilisés pour pouvoir coller une capsule de micro cravate sur un revêtement, ainsi que des petites feutrines de divers coloris (noir, gris, blanc) et de diverses épaisseurs pour pouvoir soit limiter le bruit du frottement des vêtements (les undercovers) soit le bruit du vent lorsque la capsule est placée sur les vêtements (les overcovers).rycote-undercover-c6a_small Rycote_065520_Overcovers_Black_745980_small

 

  • Hush Heels
    Sur certains tournages, il peut arriver que les bruits de pas génèrent beaucoup de bruit, notamment les hauts talons sur certains revêtements. L’utilisation de petites feutrines collées sous les chaussures permettent de parer à ce problème. C’est ce que propose Garfield Co avec ses Hush Heels. Chaque pack contient 10 feuilles comportant de nombreuses feutrines autocollantes de toutes tailles.

 

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Les sacs et harnais
Après avoir cité tous les éléments à prendre avec soi, il est nécessaire de trouver le meilleur moyen de transporter tout cela. Le sac principal, porté en bandoulière ou sur le ventre via un harnais contient généralement l’enregistreur, les batteries, les systèmes de stockages, les câbles, les micros cravates, divers adaptateurs, les bonnettes anti-vent des micros ainsi que les divers outils cités précédemment. Il existe de nombreux modèles de diversestailles (adaptés souvent à un type d’enregistreur bien particulier), proposés par diverses marques telles que Sachtler Bags, Porta Brace ou Orca. J’utilise personnellement le Sachtler SN617 qui convient parfaitement à mes besoins. Bien qu’il soit un peu gros, il me permet de transporter énormément de choses, ce qui peut s’avérer bien pratique lorsque je dois être très mobile et prendre beaucoup de choses avec moi.

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Sac pour enregistreur Sachtler SN617                                                    Sac Manfrotto pour perches, pieds et suspensions de micro

Porter un harnais lors de la prise de son est un plus. Il permet de fixer correctement le sac d’enregistrement sur son ventre, sans que celui-ci se balance de part et d’autre du corps, ce qui est très pratique lors des déplacements, laissant ainsi les bras libres demanier la perche avec aisance. Il permet également de répartir correctement le poids du sac sur le corps (ce qui n’évite toutefois pas des maux de dos après de longues heures d’utilisation).

Il existe d’autres types de sacs, allongés, permettant de transporter la/les perche(s), les suspensions contenant les deux micros différents et le harnais, et éventuellement encore des pieds de micro ou des câbles suivant les situations. J’utilise pour cela le modèle Manfrotto MB MBAG100PN. Dans des cas nécessitant plus de matériel, un second sac identique me permettant de porter un pied supplémentaire tel que le Muraro MU210SCP pourra être utile.


La configuration de l’enregistreur

Bien qu’il soit impossible de préparer l’ensemble des paramètres de l’enregistreur à l’avance (notamment le niveau audio qui dépendra de la prise sur le moment), prendre un peu d’avance n’est pas inutile.  Ainsi, entrer le nom de fichier (respectivement le nom du projet) ainsi que choisir la qualité d’enregistrement (48kHz pour de la vidéo, 96kHz pour du bruitage et 24 Bits dans tous les cas) voire même paramétrer les coupes bas / alimentations fantômes des pistes n’est pas superflu.

La fonction pré-recording mérite également d’être enclenchée d’office sur l’enregistreur. Celle-ci garde en continu en mémoire les quelques secondes précédant l’instant où l’on appuie sur la touche Record. Extrêmement pratique lorsqu’il s’agit de devoir enregistrer des dialogues ou bruitages à la volée et que l’on a manqué le début.

J’espère que cet article vous permettra de vous préparer de la meilleure des façon pour votre prochain tournage ou prise de son de bruitages.

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